Saint Gleb, le prince qui refusa de verser le sang de son frère

 

Derrière ce prénom slave presque inconnu en France se cache l’un des premiers saints de la Russie chrétienne



Évangile du jour

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 13, versets 18 à 23

Le Christ explique la parabole du semeur. La parole porte du fruit lorsqu’elle est accueillie dans un cœur fidèle, malgré les épreuves et les violences du monde.

Dicton inventé

À la Saint-Gleb, garde la paix jusque dans l’épreuve.

Le jeune prince assassiné

Gleb était l’un des fils du prince Vladimir de Kiev, qui avait fait baptiser la Rus’ à la fin du Xe siècle.

À la mort de Vladimir en 1015, une guerre de succession éclata entre ses fils. Sviatopolk voulut éliminer ses rivaux. Boris, puis son jeune frère Gleb, refusèrent de prendre les armes contre leur propre famille.

Gleb fut attiré dans un piège et assassiné par les hommes de son frère. Boris et Gleb furent ensuite honorés comme des porteurs de la Passion, c’est-à-dire des innocents ayant accepté la mort sans répondre par la violence. Leur fête est célébrée le 24 juillet.

Étymologie et variantes

L’origine du prénom Gleb demeure discutée.

Il pourrait venir d’un ancien prénom scandinave introduit chez les Slaves orientaux, peut-être apparenté au nom nordique Guðleifr, « héritier de Dieu » ou « protégé des dieux ».

Variantes :

  • Gleb en russe, ukrainien et biélorusse ;

  • Hlib en ukrainien ;

  • Glebe, forme ancienne ou anglicisée.

Note culturelle

Boris et Gleb comptent parmi les premiers saints canonisés de la Rus’ de Kiev.

Leur culte ne repose pas sur une victoire militaire, mais sur leur refus de participer à une guerre fratricide. Ils devinrent ainsi les symboles d’une sainteté princière fondée sur l’innocence et le renoncement à la vengeance.

Popularité du prénom

Gleb reste courant ou familier dans plusieurs pays slaves, particulièrement en Russie, en Ukraine et en Biélorussie.

En France, il est exceptionnel et souvent perçu comme difficile à prononcer. Il se dit généralement avec un son bref, proche de « Glèb ».

Si vous appelez votre fils Gleb…

Vous choisirez un prénom court, puissant et presque impossible à confondre avec celui d’un camarade de classe.

Il faudra seulement expliquer que le G se prononce bien et que non, vous n’avez pas oublié une voyelle entre les lettres.

Souvenirs, souvenirs


Saint Égoleo – « Le lion consacré d’Afrique » (2025)

Sources

  • Église catholique en France, « Saints Boris et Gleb », mémoire du 24 juillet.

  • Diocèse de Strasbourg, calendrier des saints du 24 juillet.

Prière

Saint Gleb,
toi qui refusas la haine et la vengeance,
apprends-nous à rechercher la paix
sans renoncer à la vérité.

Protège les peuples divisés
et les familles blessées par les conflits.

Amen.

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