Saint Mellon de Rouen : le premier berger de la Normandie chrétienne

 Saint Mellon de Rouen : le premier berger de la Normandie chrétienne



Dicton :
« À la Saint Mellon, la foi bâtit sa maison. »


Évangile du jour

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »
(Matthieu 16, 18)


Vie de Saint Mellon

Saint Mellon, aussi appelé Mellonus, est reconnu comme le premier évêque de Rouen et l’un des pionniers du christianisme en Gaule du Nord.
Selon la tradition, il aurait été disciple de saint Clément de Rome, et envoyé en mission pour évangéliser la vallée de la Seine à une époque où la foi chrétienne s’enracinait dans les terres païennes.

Arrivé à Rotomagus (Rouen), il prêcha la conversion, accomplit plusieurs miracles — dont la guérison d’un aveugle et la résurrection d’un enfant — et rassembla une communauté de croyants autour d’un oratoire, germe de la future cathédrale.
Son zèle et sa sagesse en firent un pasteur aimé. Il mourut vers 310, laissant derrière lui une Église locale solide et rayonnante. Ses reliques furent conservées à Rouen, vénérées par les évêques et les fidèles.


Prière à Saint Mellon

Seigneur,
Toi qui as envoyé saint Mellon pour semer la foi sur les rives de la Seine,
Accorde-nous de bâtir nos vies sur le roc de ton amour.
Que son exemple nous inspire à être des artisans de lumière et d’unité.
Amen.


Note culturelle

Le nom Mellon, issu du celte Mael (« prince », « chef »), évoque la noblesse spirituelle et la conduite du troupeau.
Saint Mellon incarne la figure du pasteur fondateur, celui qui établit l’Église dans une région encore neuve à la foi.
Son culte s’est répandu dans toute la Normandie, où il demeure un symbole de fondation et de fidélité.


Popularité

Le prénom Mellon, peu courant, garde une sonorité franche et ancienne.
👉 Si vous appelez votre fils Mellon, il portera un nom d’évêque et de bâtisseur, symbole de foi solide et de courage tranquille. Mais attention : qu’il ne prenne pas le melon ! 😄


Sources

  • Martyrologium Romanum, 22 octobre.

  • Acta Sanctorum, Octobris, t. VII.

  • Chronicon Rotomagense.

  • Les Petits Bollandistes, Mgr Paul Guérin, t. XIV.

  • Dom Lebeuf, Histoire de l’Église de Rouen, 1738.

Commentaires